Les principes de la permaculture

 

1. Observer avant d’agir et interagir

(choisir le moment opportun, discernement, responsabilité, observation, responsabilité)

En prenant le temps de s’engager avec la nature on peut concevoir des solutions qui correspondent à la situation.

« La beauté est dans les yeux de celui qui regarde. »

Thomas Koone : Dépendance théorique de l'observateur (Effet miroir et conditionnement).

Fukuoka : L'agriculture naturelle.

Einstein : L'observateur modifie l'observation (La discrétion du chat de Sylvain Tesson).

2. Intercepter, collecter et stocker l’énergie

(Prévoir l'efficacité énergétique, circulation d’énergie, principe de puissance d’Odum, d’optimisation de l’énergie) - en développant des systèmes qui collectent les ressources quand elles sont abondantes et utilisables à besoin.

« Faites les foins tant qu'il fait beau ».

Méthode Keyline de Perceval Alfred Yeomans.

 

3. Obtenir un résultat

Une récole ou une production (utilité, faire le plus petit effort pour le plus grand changement, prendre le temps de célébrer !) – répondre à des besoins et s’assurer que l’on reçoit réellement des récompenses utiles pour le travail qui est fait.

« On ne travaille pas l'estomac vide ».

4. Appliquer l’autorégulation et accepter les rétroactions (acceptation, régulation).

« La faute des pères rejailliront sur les enfants jusqu'à la 7ème génération (Bible) ».

 

Boucle de rétroaction positives, créer des cycles en se basant sur le vivant (biomimétisme) : Résilience à long terme.

Pour régler les problèmes agir sur les causes et non sur les conséquences (Cause des causes de Etienne Chouard).

5. Utiliser et valoriser les ressources et les services renouvelables

(rendement énergétique) - faire la meilleure utilisation de l’abondance de la nature pour réduire notre comportement consommateur et notre dépendance vis-à-vis des ressources non renouvelables.

« Laissons faire la nature ».

Janine Benyus - biomimétisme, Idriss Aberkane - économie de la connaissance & biomimétisme.

 

Joël Saladin : Pâturage tournant vache-poulailler, rotation de 3 jours (ouvrage d'André Voisin, La productivité de l'herbe, expérimenté par Allan Savoury).

6. Ne pas produire de déchets

(anticiper pour concevoir des cycles, ressources et pratiques renouvelables, justice) - en trouvant une valeur à chaque ressource disponible et en les utilisant toutes, rien n’est un déchet.

« Pas de gaspillage, pas de manque. »

Emilia Hazelip, Dominique Soltner, Claude et Lydia Bourguignon, Franck Nathié.

7. Partir des structure d'ensemble pour arriver aux détails (changements d’échelle, fractales) - en prenant du recul on peut observer les motifs dans la nature et la société et les reproduire (adéquation, cohérence). Ils peuvent alors devenir la colonne vertébrale de nos designs et les détails mis en place à mesure que nous progressons.

« C'est l'arbre qui cache la forêt. »

8. Intégrer plutôt que séparer

(Emplacement relatif, chaque élément doit avoir plusieurs fonctions) en mettant les bons éléments aux bons endroits, des relations se développent entre ces éléments et ils travaillent ensemble pour s’entraider.

 

« Plus on est nombreux, moins le travail est dur. »

 

9. Utiliser des solutions à petite échelle et avec patience

(mesure, simplicité, sobriété, simplicité, tempérance, sagesse, prudence) - Les systèmes lents et petits sont plus faciles à maintenir que les gros, en faisant un meilleur usage des ressources locales et en produisant des résultats durables.

« Plus on est grand et plus on tombe de haut. »

10. Utiliser et valoriser la (bio)diversité

(Travailler avec la nature plutôt que contre elle, coopération, entraide, vie collective, diversité, coopération) - la diversité réduit la vulnérabilité à une variété de menaces et tourne à son avantage la nature unique de l’environnement dans lequel il réside.

« Ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier. »

Pour régénérer les sols : Phytoépuration, phytoremédiation, xyloremédiation. 

Pour potabiliser l'eau : Charbon actif, filtre mécanique type sable-céramique-membrane, UVs, vibration, vortex.

Équilibre agro-sylvo-pastoral :

Nécessité d'intégrer l'animal pour éviter la machine et la chimie.

« L'animal est heureux de rendre service, de se « sentir utile » si on prend soin de lui ».

"On reconnaît le degré de civilisation d'un peuple à la manière dont il traite ses animaux" Gandhi

 

11. Utiliser et valoriser les « effets de bordures »

L’interface entre deux choses est l’endroit où les événements les plus intéressants se produisent. Ce sont souvent les éléments qui ont le plus de valeur et qui sont les plus divers et productifs.

« La bonne route n'est pas toujours la plus fréquentée. »

Au bout de 8-12 ans, la vie explose au sein du système permacole. Les interactions positives entre éléments mettent du temps à se faire mais lorsqu'elles se solidifient, l'abondance est là.

Successions écologiques : courbe d'évolution d'un écosystème : De la prairie au climax… exemples successifs : Agriculture biologique, agroforesterie, agroécologie, jardin-forêt.

12. Utiliser le changement et y répondre avec créativité

(Le problème est la solution, imagination, positivisme)- on peut avoir un impact positif sur des changements inévitables en observant avec attention et en intervenant au bon moment.

« La vision ne consiste pas à voir les choses comme elles le sont, mais comment elles seront. »

Son livre Permaculture : Principles & Pathways Beyond Sustainability, basé sur 25 années d'expérimentation permacole, a permis de systématiser la compréhension de la permaculture, et de la rendre plus accessible. Il complète de façon convaincante les publications de Bill Mollison, surtout le travail intitulé Permaculture: A Designer's Manual dont la publication remonte à 1988, et qui n'est passé par aucune révision.

Etienne Chouard

Chercher la cause des causes

Idriss Aberkane

Biomimétisme

Franck Nathié

La forêt nourricière

Masanuobu Fukuoka

La révolution d'un seul brin de paille

En 2002, David Holmgren a développé un ensemble de principes à partir de l'éthique de la permaculture comme l'ont fait ses confrères Bill Molisson et Masanobu Fukuoka. L'ensemble des principes associés à ces trois noms de la permaculture est repris ci-dessous en se basant sur les 12 d'Holmgreen qui nous ont paru les plus complets. Ainsi, associé à chaque principe, vous retrouverez sur cette page des explications, des notions clés, des proverbes ancestraux ainsi que des références :

Une des innovations de la conception en permaculture est d’apprécier l’efficacité et la productivité des écosystèmes naturels par l’observation minutieuse, et d’en dériver des principes directeurs universels, applicables par tous. Les principes de design sont vraiment au cœur de tout système de permaculture. Chaque permaculteur peut développer son propre système de principes. Certains ajoutent ainsi de nouveaux principes par rapport à ceux qui font référence.

Le design permaculturel est une méthode de conception de système, c’est une manière :

1. D’appréhender un système ou un problème dans sa globalité . « Agir local, penser global »

 

2. D’observer comment les parties d'un système sont reliées ;

 

Contrairement à la recherche analytique, l’approche de la permaculture est systémique, elle s’intéresse aux interactions entre les éléments d’un système plutôt qu’à chaque élément isolé.

3. De régénérer des systèmes défaillants, en appliquant des idées apprises de systèmes durables matures en fonctionnement (Cf. Successions écologiques)

4. D’apprendre des systèmes naturels en fonctionnement, pour planifier l’intégration de l’être humain dans les écosystèmes (Cf. L'Urbanisme, utopies et réalités - Urbanisme naturaliste de Francoise Choay, architecture organique de Frank Lloyd Wright, Rennes, la ville archipel de Jean-yves Chapuis et Jean Viard).

« Cette progression implique généralement un changement dans la nature de sa dépendance – passer d’une dépendance à des interventions universelles, achetées, importées, et basées sur la technologie, à une dépendance d’interventions plus spécifiques, locales et basées sur des savoir-faire et connaissances disponibles localement. En général, cela implique finalement un changement fondamental de la vision du monde, de la perception des significations et modes de vie associés ». (Hill 1991)

" Bien que les problèmes du monde soient de plus en plus complexes, les solutions restent d'une simplicité embarrassante.

S’il y a une décision éthique à prendre, c’est celle d’assumer la responsabilité de notre propre existence et de celle de nos enfants.

Prenez cette décision maintenant ! "

 

Bill Mollison

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