Je suis née alors que mon père était en mission pour trois ans sur un projet forestier au Bhoutan. Mes parents sont ensuite revenus vivre dans un petit village des alpes Suisses, dans la partie Germanique où j’ai grandi. J’ai vécu mon enfance entourée par une belle nature belle sauvage et de nombreux animaux qui vivaient dans notre grand jardin.

 

Les souvenirs de mon enfance sont heureux, j’étais déjà curieuse et proche de la nature et mes parents m’ont transmis très jeune leur passion et leur amour pour le vivant. De même, depuis toute petite, je suis intéressée par les diverses cultures indigènes et par leurs modes de vie.

 

Les années passant, cet intérêt n’a fait que grandir et mon premier voyage en Amérique du sud, en Équateur, a renforcé ma passion pour leurs sagesses ancestrales qui ont le point commun d’être intimement connectés au vivant et de vivre en harmonie avec la nature.

 

Pour ces raisons, j’ai commencé mes études à Berne en anthropologie sociale en 2012 en parallèle de quoi j’ai étudié les sciences de la religion (Sciences of religions) et le développement durable (Sustainalble development) ». J’ai obtenu mon bachelor en 2016.

 

La principale question qui m’a suivie pendant mes études m’est restée :

« Comment peut-on retrouver de la simplicité dans nos modes de vie et (ré)intégrer les cycles de la nature ? ».

Comment pouvons-nous avoir une vue plus holistique et interdépendante du vivant sur terre?

 

Le fait qu’ils aient été éparnié du progrès de l’industrialisation et de la mondialisation m’a instinctivement guidé vers eux : leur message nous rappelle que nous faisons partie de la nature, qu’il faut faire « Avec » plutôt que « Contre » elle, que tout est connecté et qu’il nous faut respecter chaque être vivant comme nous-même car nous faisons partie d’un Tout. Leur vision du cosmos intègre aussi bien le visible que l’invisible à l’inverse de nos sociétés modernes, qui à l’image de Descartes, veulent tout simplifier et rationaliser.

 

Aussi, j’ai depuis longtemps envie d’aller découvrir des communautés résilientes et autonomes pour apprendre à vivre de manière plus simple et responsable. La théorie m’a été transmise par mes études mais je n’y trouvais finalement que peu de sens, j’avais envie de concrétisée mes apprentissages par la pratique. Nous n’abordions que peu la quête de la sagesse et le travail spirituel, bien que cela constitue les sujets qui m’intéressent le plus.

 

CycleHope m’a donné l’opportunité d’aller rencontrer d’autres modes de vie et le moyen de trouver et d’apporter un nouveau souffle d’inspiration au monde, pour plus de respect de l’homme envers le vivant.

 En France depuis quelques années, après plusieurs parcours tantôt ici tantôt au Mexique, aujourd'hui je me trouve sur un chemin où le sens retrouve sa place à l'instant. Psychologue Sociale de formation, passionné par la nature, la marche, les arts et puis la littérature. C’est cette dernière passion de la littérature et grâce à mon grand-père maternel que j’ai eu ma première rencontre avec le spirituelle de mon enfance dans de nombreux romans de mystère contenants de terribles aventures, des apprentissages variés.

 

Mon premier gourou:  Hesse et puis Rilke, plus tard Cortazar et puis Jodorowsky. J'ai connu une enfance tranquille dans un petit village où la vie était calme entourée de petites montagnes, de verdure, d’animaux, de chiens errants  où les enfants jouaient dans la rue et les gens étaient bienveillants et solidaires.

 

Je peux dire que j’ai reçu une bonne éducation de la  part de mes parents et de la vie qui a formé mon être profond. Dès que j'ai pu prendre conscience de moi même, j’ai constaté en moi une tendance innée à la spiritualité et au message artistique.

Ajoutez-y un vif amour pour les animaux, les plantes , le mystérieux, la nature qui nourrit jusqu'à maintenant tout ce que je suis et que à tout prendre, n'était qu’une forme, une variante de cet autre trait de mon caractère sensible, irascible, et ma personnalité  sera la tout entière, offerte à la compression humaine et puis de la terre et à l’univers.

 

Cependant après mes études j'ai eu un "vertige intellectuel" et  après plusieurs expériences professionnelles, j’ai du faire un virage, une remise en question de ce que j’étais devenu et de ce que j’ai apporté au monde avec ma trajectoire. Une insatisfaction énorme m’avait envahie, je ne retrouvais plus de plaisir .

 

Le cynique est comme disait Pessoa: un pessimiste joyeux. L'homme se distrait de vivre de bien des manières mais aucunes d'elles en vérité, ne m'a été donné.

J'ai traversé la vie, tel une spectre de ma vie, fait d'une autre matière que celle dont nous sommes faits, et en pensant à mon esprit, ce frère jumeaux de la négation de moi même .Puis-je dire que je suis un poète inspiré par la nature dans sa totalité  et c’est pour ça que aujourd'hui je suis là avec ce groupe de personnes magnifiques que la vie à mis sur mon chemin dont je suis relié à eux d'une façon inattendue et magique.

 

L'âme poétique de l'univers donne des fois des retrouvailles extasiantes et pleins de bonheur au-delà de l'imagination.

Qu'est ce donc que l'homme, sinon un insecte aveugle et vain bourdonnant contre une vitre close?

On pense instinctivement au-delà de la vitre à un foyer de lumière et de chaleur. Un pressentiment par notre coeur que la vie ne s'arrête pas dans les conventions formatées par une société qui nous impose sa vision de comment on doit vivre ou plutôt exister dans le monde que on cohabite. 

Je crois malgré tout que l'homme, ce génie, le poète, le rêveur parvient d'une certaine manière à forcer la vitre pour jaillir dans la lumière intérieure, il a éprouvé alors la chaleur et la joie d'être allé bien plus loin que tous les autres, mais lui même, n'est-il pas toujours aveugle?

Certains s’éloignent de la vitre dans le mauvais sens, à reculons et lorsqu'ils ne trouvent pas de vitre devant eux, les voilà qui s’écrient: nous l'avons traversée!

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